Archive for the ‘Beijing’ Category

In and Out

Monday, August 14th, 2006

Shanghai se situe à une nuit de train de Beijing, c’est-à-dire à une quasi infinité de rencontres possible le temps du voyage. J’ai discuté, à l’aller et au retour, avec des Shangaïens (?) en transit: le premier revenait de Pékin, le deuxième y allait. À chaque fois, fenêtre ouverte sur un monde unique, à mi-chemin entre l’anglais et le chinois (et c’est là que le dictionnaire de poche s’avère fort utile…).

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Le trajet de la gare de Pékin jusque chez Lin Fan a quant à lui été spectaculaire. C’est qu’un arrêt dans un temple taoiste s’est invité au programme. Un univers à part entière, une bulle de folie sage au coin d’un carrefour anonyme. Le temple abrite une série de “départements” taoistes qui ont tous leur fonction propre, dans cette vie ou dans la suivante: département de la longévité, département du bonheur, département de la rétribution des bonnes actions et du châtiment si nécessaire. Mon favori: 

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Demain à l’aube, envol pour Singapour et la conférence du Harvard Project for Asian and International Relations. Un sac d’affaires à préparer. Elles semblent lointaines, les portes du département du sommeil…

Dashanzi

Monday, August 7th, 2006

Visite de Dashanzi, district industriel aux couleurs de la révolution culturelle converti en antre de l’art contemporain. Les étoiles rouges sur les portes des ateliers sont d’époque! On peut difficilement rêver meilleur site pour mettre en évidence la force de frappe des artistes modernes. Une bouffée d’air frais parmi les cheminées grises…

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Radio Canada propose ici un documentaire sur ce quartier peu commun.

Sur un mur de Chine

Sunday, August 6th, 2006

Théatre de rue au détour d’une promenade, posté pour vos doux yeux sur YouTube.

Avis

Saturday, August 5th, 2006

 

Rencontres

Friday, August 4th, 2006

Dans la moiteur de Beijing again, premiers échanges avec des inconnus - dont on a bien tort de dire qu’il ne faut jamais leur adresser la parole. De fait, ce sont plutôt eux qui prennent l’initiative: en 24 heures ou presque, j’ai déjà eu le plaisir de partager quelques morceaux de « chinglish » biens sentis avec des locaux avides de pratiquer leur anglais. Toujours sympathiques, ils sont parfois désinteressés, parfois moins. J’ai ainsi atteri - fort naivement - dans une exposition de peintures traditionnelles reproduites en sérigraphie qui faisait - accessoirement, bien sûr - office de salle de vente au bénéfice d’étudiants fauchés. Et, oui, je suis sortie de là avec mon rouleau de peinture sur soie sous le bras.

Parmi les désintéressés, un baroudeur dégourdi qui m’a emmenée, juste pour le plaisir, dans le magasin de chaussures qui était le fournisseur officiel de la maison impériale. On a pas mal parlé fringues, d’ailleurs. Il rigolait en disant qu’il était lui-même, comme la plupart des Japonais, Européens et Américains d’aujourd’hui, entièrement habillé “made in china”! Comme quoi, le slogan des prochains jeux olympiques - qui, rappellons-le, auront lieu ici - a sa part de vérité: One World, One Dream

Day 1

Thursday, August 3rd, 2006

Une journée dont on a du mal à définir le début et la fin: après avoir joué à saute-moutons avec les fuseaux horaires, les heures et les minutes se fondent dans la grisaille de Pékin…

Arrivée ce matin, donc, juste à temps pour goûter à la fraîcheur qu’a laissée l’orage de la nuit passée. Tout cela semble bien loin à présent: il fait chaud, humide, mais alors que la nuit tombe le vent se lève. Trêve nocturne, peut-être.

Longue promenade cet après-midi à la recherche d’un temple bouddhiste, trouvé porte close. Vu que le temple de Confucius n’était pas loin, poussé jusque là. Et vlan: deuxième porte close. On repassera pour la visite, le symbole n’est pas perdu.

Et puis expérience particulière en fin de journée: un massage des bras et du crâne dans un petit salon voisin en compagnie de Lin Fan. Puissant. Si le manque d’habitude peut faire paraître la poigne vigoureuse du masseur quelque peu douloureuse, on apprend vite: il s’agit de se détendre et de ne pas chercher à se battre contre ces mains travailleuses. Laisser faire, laisser aller. Épouser le courant plutôt que le contraire. Métaphore du voyage?