Tous les goûts sont dans la nature
Pour rester dans la thématique gustative, parlons donc du goût du voyage: salé, au départ d’Hong Kong (ville maritime et fort coûteuse). Une heure de bateau puis débarquement en Chine, au port de Shekou, dans les confins de Shenzhen. De là, le goût du soleil sur le bitume a laissé place à celui des couloirs du train: 16 heures et des poussières (même beaucoup de poussière) pour arriver à Guilin le lendemain matin (http://www.youtube.com/watch?v=wnqOd1CJKXE). Un goût brumeux, ensommeillé, durant la journée de promenade entre les grottes et les parcs de cette petite ville verdoyante. Puis une chevauchée de bus - un goût commun - jusque Yangshuo, finalement.

L’endroit est unique. Petit village bordé de montagnes, Yangahuo est devenu une carrefour entre les minorités ethniques et les agences touristiques. Terre de contrastes où, comme dans beaucoup d’endroits en Chine, se cotoient le détaillant Adidas (sans vouloir faire de publicité gratuite) et le marchand de poisson crevé, ici, peut-être plus qu’ailleurs, on assiste à l’”anglisisation” d’une partie de la population pour qui travailler dans le secteur touristique est gage d’un meilleur revenu. Quant au reste… quel reste?

(ci-dessus: sur les rayons de la librairie de Yangshuo)