Rencontres

Dans la moiteur de Beijing again, premiers échanges avec des inconnus - dont on a bien tort de dire qu’il ne faut jamais leur adresser la parole. De fait, ce sont plutôt eux qui prennent l’initiative: en 24 heures ou presque, j’ai déjà eu le plaisir de partager quelques morceaux de « chinglish » biens sentis avec des locaux avides de pratiquer leur anglais. Toujours sympathiques, ils sont parfois désinteressés, parfois moins. J’ai ainsi atteri - fort naivement - dans une exposition de peintures traditionnelles reproduites en sérigraphie qui faisait - accessoirement, bien sûr - office de salle de vente au bénéfice d’étudiants fauchés. Et, oui, je suis sortie de là avec mon rouleau de peinture sur soie sous le bras.

Parmi les désintéressés, un baroudeur dégourdi qui m’a emmenée, juste pour le plaisir, dans le magasin de chaussures qui était le fournisseur officiel de la maison impériale. On a pas mal parlé fringues, d’ailleurs. Il rigolait en disant qu’il était lui-même, comme la plupart des Japonais, Européens et Américains d’aujourd’hui, entièrement habillé “made in china”! Comme quoi, le slogan des prochains jeux olympiques - qui, rappellons-le, auront lieu ici - a sa part de vérité: One World, One Dream

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